Jeudi 31 décembre 2009
4
31
/12
/Déc
/2009
12:44
La première conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) s’est tenue le 20 décembre
à N’Djamena. A l’issue de cette rencontre, le Président togolais Faure Gnassingbé a été porté à la présidence de l’OHADA, succédant ainsi à son homologue tchadien Idriss Déby Itno.
L’OHADA pour quoi faire ? L'OHADA vise à favoriser au plan économique, le développement et l'intégration régionale ainsi que la sécurité juridique et judiciaire sur le
continent. Elle veut notamment doter ses pays membres d'un même droit des affaires simple et promouvoir l'arbitrage comme instrument de règlement des différends contractuels. L’idée
de la création de l’OHADA remonte en 1963 au lendemain des indépendances des pays africains. Mais, il a fallu attendre 1993 pour voir la concrétisation de cette organisation
regroupant les pays d’Afrique de l’ouest et du centre. L’organisation regroupe en son sein plusieurs sphères d’influence économique. Huit pays sont regroupés au sein de l'Union
économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). La Communauté économique des Etats de l'Afrique
centrale regroupe quant à elle le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et Tchad. La République démocratique du Congo est en train d'accomplir la
procédure requise pour y adhérer. Les assises de la capitale tchadienne ont réuni près d’une dizaine de Chefs d’Etat des pays membres Le 20 décembre dernier les échanges des Chefs d’Etat
ont porté sur les mécanismes de financement autonome de l’OHADA, ainsi que sur l’état de ratification du traité révisé du Québec, dont l’entrée en vigueur est prévue en 2010.
Avant de céder la présidence tournante au président Togolais, le Tchadien Idriss Deby Itno, président en exercice de l'organisation déclarait à l'ouverture du sommet que : "Notre
conférence devrait ici réaffirmer la volonté de nos Etats de voir appliquer dans son esprit et dans sa lettre le traité instituant l'Ohada", signé en octobre 1993 à Port-Louis. Le
budget de l’OHADA qui fait état d'un financement de 18,3 millions d'euros, est alimenté par la contribution des 16 Etats membres et le concours de partenaires, dont principalement la
France, durant les dix premières années. Les avancées de la conférence Les discussions ont également abordé la question du budget de l’OHADA pour 2010, le statut du personnel de
l’OHADA ainsi que la situation de l’Ecole supérieure et régionale de la magistrature, basée à Porto Novo au Bénin. De plus l’OHADA a noué des partenariats avec des pays étrangers et
les institutions telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Elle a en outre mis en place un cadre de sécurisation des investissements étrangers en
Afrique. L’organisation tend ainsi à favoriser le développement des pays membres, mais également l’arbitrage des litiges liés aux échanges commerciaux avec des pays tiers. Liens :
site de l’OHADA
Par Biagui Kwadimanel BANDIAKY
0
Derniers Commentaires