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  • Biagui Kwadimanel BANDIAKY
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  • 12/12/1976
  • étudiant lecture sport célibataire littérature
  • Je suis Sénégalais résident à Dakar. J'invite tous les bloggeurs de la planète à venir partager avec moi les merveils du Net.

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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 16:59

2000.

En plus, comme l’a rappelé le président de la République, l’outil informatique est réellement au cœur de la formation (site du Projet des volontaire, Resafad, World Link, Tice, etc., sans oublier l’équipement de 100 lycées de salles informatiques neuves grâce à l’Inde et le Resafad, dans un avenir proche, dans le cadre du Team nine.

Malgré tout, l’école fait face à de nombreux défis dont le plus important reste l’apaisement de l’espace scolaire à travers un dialogue franc et sincère, sans surenchère en mettant en avant l’intérêt de tous aussi bien des enseignants, de l’Etat, mais aussi et surtout l’intérêt des élèves. L’autre défi porte sur la baisse enregistrée dans les filières scientifiques notamment l’enseignement des mathématiques dans lequel beaucoup d’insuffisances ont été notées. Il faut dès lors, comme vient de le suggérer le chef de l’Etat, inverser la tendance littéraire, car d’après l’Unesco, aucun pays ne peut assurer son développement sans avoir au moins 30 % de scientifiques. Ce que le Sénégal tarde à combler. Il n’est qu’à environ 29 %.

Dans le Supérieur, le désengorgement de l’Ucad ainsi que la montée en puissance des 3 autres universités (Ugb de St-Louis, Universités de Thiès et de Ziguinchor) comme du Collège universitaire régional (Cur) de Bambey tarde à se concrétiser du fait des difficultés financières, toutes les constructions en cours connaissant un retard. Même avec ces nouvelles constructions, la carte universitaires doit s’élargir et au plus vite. L’on se réjouit alors de la prospective dégagée par le président de la République dans un avenir proche dont la création de l’université des métiers de Saint-Louis, les Cur de Diamniadio et de Tambacounda et le Collège des métiers de la métallurgie de Kédougou.

Daouda MANE

Politique

Les élections locales à date échue

Les élections locales se feront à date échue. C’est l’assurance donnée par le chef de l’Etat lors de son message traditionnel à la Nation. Il met ainsi fin à des conjectures, certains hommes politiques pensant qu’elles peuvent être reportées à tout moment. La date du 22 mars est donc retenue. Et le président Abdoulaye Wade a déclaré sa volonté de les faire dérouler dans la transparence, car c’est le seul gage du renforcement de la démocratie dans le pays. C’est pourquoi le fichier disponible au ministère de l’Intérieur peut être consulté par tous les partis politiques. Dans la même veine, les listes électorales seront publiées et mises à la disposition de tous puisqu’elles seront dans le Net. Dans cette même voie de renforcement de la démocratie, le chef de l’Etat se dit ouvert au dialogue, mais avertit-il, « avec l’opposition républicaine », c’est-à-dire, celle-là qui « accepte la Constitution ».

Mais la démocratie ne saurait se fortifier sans un bon voisinage. D’où le rappel du chef de l’Etat de son attachement au « bon voisinage », à une diplomatie intégrative, économique et efficace

Samedi dernier, tôt dans la matinée, un homme est retourné à son Créateur. Il s’appelait Sidy Bendellah. C’était un collègue, un voisin à la cité « Soleil » et, surtout, un ami. Nous avons ensemble, près de trois décennies durant, réalisé des milliers d’éditions du quotidien national, « le Soleil ».

Sidy a pris sa retraite, il y a plus d’un an. Il aimait suivre l’actualité, analyser la politique sénégalaise, discuter avec tout le monde, rendre visite aux uns et autres, fréquenter assidûment la mosquée de la cité, etc.

Au bureau et au sein de la communauté, Sidy était un homme de consensus. Il parlait à tout le monde. Il aimait parler à tout le monde. C’était un homme bien, ouvert et pieux. Beaucoup, à l’occasion des ses funérailles, ont fait des témoignages publics sur lui. Ses amis d’enfance comme Pape Latyr Diagne, Lamine Guèye et tant d’autres comme son beau-frère, Mbaye Thiam, ont parlé de Sidy et rappelé quelques faits saillants d’un compagnonnage de plus d’un demi-siècle avec le disparu. Voir Latyr Diagne, l’ami d’enfance, un homme si altruiste, si pieux, si disponible, vaincu par l’émotion et la douleur nous a encore édifié sur ce qui le liait à Sidy. On dit qu’un compagnonnage qui résiste au temps ne peut être basé que sur la vérité.

Aux côtés de sa veuve, Fama Ndoye, des enfants Khady, Nafi, Boubou, Nouria, des parents, amis, voisins et relations, la grande famille du journal « le Soleil » recomposée et recueillie a prié devant la dépouille de Sidy. Ce qui a été dit, mercredi dernier à la mosquée de la cité « Soleil » et au domicile du défunt, nous l’avons personnellement vécu tous les jours au contact du défunt Sidy Bendellah. Nous avons beaucoup reçu de lui. Sa joie de vivre nous manquera. Sa curiosité intellectuelle fera défaut à nos longues discussions du vendredi soir dans le salon de Pape Mor Sylla. Sa disparition privera la cité « Soleil » d’un liant.

Sidy a été d’abord un collègue, puis un voisin et enfin un ami. Au fil des ans, il est devenu un frère. Avec sa disparition, une partie de nous a été rappelée à Dieu, mercredi ; Dieu que Sidy n’a jamais cessé d’adorer. Latyr, ton ami d’enfance, Sidy Bendella, était aussi, pour nous de la cité « Soleil », un ami et un frère de tous les jours. Il repose désormais aux côtés de sa mère et de Dieynaba Barry, sa défunte épouse, mère de ses enfants.

Prions tous pour le repos de son âme.

El Bachir SOW et Pape Mor SYLLA

Gens et Société

PROGRAMME EMPLOI JEUNES : 40 filles de la banlieue formées à la gestion des boulangeries

Dans le cadre du programme « Spécial emploi des jeunes de la banlieue », 40 filles issues du département de Pikine ont bénéficié d’une formation à la gestion des boulangeries. Huit unités de fabrication du pain seront mises à leur disposition, selon le ministère de la Famille, de l’Entreprenariat féminin, de la Solidarité nationale et de la Micro finance, maître-d’œuvre de la formation.

Quarante filles de la région de Dakar (des quartiers de la banlieue : Keur Massar, Guédiawaye, Tivaouane, Diack Sao, Colobane, Yeumbeul) viennent de bénéficier d’une formation à la gestion des boulangeries. C’était au cours d’un séminaire d’une dizaine de jours, fruit d’un partenariat entre le ministère de la Famille, de l’Entreprenariat féminin, de la Solidarité nationale et de la Micro finance et l’Office national de la formation professionnelle (Onfp).

La formation, qui a eu lieu au Centre de formation horticole de Cambérène, entre dans le cadre du programme « Spécial pour la création d’emploi des jeunes de la banlieue » et du programme de « Renforcement du pouvoir économique des femmes de la banlieue pour la période 2009-2012 » lancés par le président de la République.

Les enseignements ont été axés sur différents modules dont le marketing, l’approvisionnement, l’organisation du travail, etc. Selon le ministre de la Famille, de l’Entreprenariat féminin, de la Solidarité nationale et de la Micro finance, Mme Awa Ndiaye, l’objectif général visé est la formation des comités de gestion de boulangerie pour permettre aux bénéficiaires de gérer efficacement les équipements qui seront mis à leur disposition et de s’insérer dans l’environnement du secteur privé.

Huit boulangeries seront mises à la disposition des récipiendaires, selon Mme Ndiaye qui ajoute qu’une formation continue en boulangerie, en collaboration avec les Grands Moulins de Dakar, sera assurée au profit des bénéficiaires. Il s’agit, selon le ministre, de faire de ces filles de véritables professionnelles dans le domaine et des actrices du développement.

Le programme sera étendu à d’autres jeunes de la banlieue, à en croire le ministre qui a exhorté les récipiendaires à relever le défi afin de prouver que les femmes peuvent réussir dans la boulangerie.

Momar Guèye, le directeur de l’Onfp, a promis que son institution va accompagner le programme « Spécial pour la création d’emplois des jeunes de la banlieue ». Car pour lui, la lutte contre le chômage des jeunes passe par leur formation aux différents métiers.

Babacar DIONE

Régions

CARNETS DE KEDOUGOU - VIOLENT PROCES DES SERVICES DE L’ADMINISTRATION : Le verdict dévastateur de la justice des casseurs

Des symboles de l’Etat visés et vandalisés au point de devenir, après le passage du tourbillon de la colère, les fantômes de leur ancienne apparence. Des fonctionnaires traumatisés par l’ampleur des dégâts et le sentiment terrifiant d’avoir échappé à une impitoyable chasse à l’homme.

• D’un de nos envoyés spéciaux à Kédougou, Habib Demba FALL

Sports

ARGENTINA-CHILE 2009 - Un autre décor, des valeurs identiques

Buenos Aires (Argentine) : « Le Dakar reste le Dakar. Une compétition pour amateurs et pour professionnels. Une aventure humaine et extrême. Qu’elle se coure en Afrique ou ailleurs ». Etienne Lavigne, le directeur du plus grand rallye - raid au monde, tranche le débat dans le vif. Pour lui, le débat autour du nom de l’épreuve malgré sa délocalisation en Amérique latine est tout sauf pertinent. D’ailleurs, pur hasard, le tracé définitif du parcours de cette année « représente comme une carte d’Afrique légèrement déformée, avec la côte ouest qui a été écrasée ».

Alors, demain, lorsque les 505 véhicules engagés (179 autos, 218 motos, 27 quads et 81 camions) dans le premier Dakar couru hors d’Afrique, s’élanceront de Buenos Aires, la capitale argentine sur l’Océan Atlantique, pour une pointe qui les mènera jusqu’à Valparaiso au Chili sur l’Océan Pacifique, ce sera aussi pour découvrir de nouveaux sites et paysages. « Il y aura du sable, mais aussi du relief avec le passage de la Cordillère des Andes qui sépare les deux pays qui accueillent la caravane cette année », annonce Lavigne. Des montagnes, le Dakar en a connu par le passé, avec notamment l’Atlas marocain. Mais, comparé à la Cordillère, « c’est juste une maison de poupées ». En plus, lors de ce 31ème Dakar (même si le 30ème n’avait pas eu lieu, l’année dernière), les conditions de course seront plus difficiles. « On flirtera les 35° à l’ombre dans certaines étapes. »

Et puis, comme c’est un territoire complètement nouveau, « la course sera ouverte. Ici, pratiquement personne n’a de repères, comme ce pouvait être le cas en Mauritanie ou au Maroc. L’expérience du terrain est presque nulle. Ce sera une découverte pour presque tout le monde ». Les niveaux de difficulté seront différents selon que l’on est en moto, en voiture ou en camion puisque ce ne sont pas les mêmes exigences ici et là. N’empêche, des favoris, il y en aura comme toujours. Et Lavigne les estime à « une quinzaine » en autos (entre autres la dream team de Mitsubishi : Luc Alphand, Stéphane Peterhansel, Masuoka, Nani Roma ; les Volkswagen avec de Villiers et Carlos Sainz ; les BMW dont le Qatari Nasser Al Attiyah ; ou encore le Hummer de l’Américain Robby Gordon) et avertit qu’en motos, il faudra compter avec le Chilien Francisco Lopez qui va évoluer sur son terrain.

Sur 9578 km dont 5591 de spéciales donc, la ronde va reprendre demain. Infernale « et rapide dès le départ avec des pistes plates », selon le directeur de l’épreuve. De quoi remettre dans le bain les habitués du Dakar que l’annulation de l’édition de l’année dernière « pour raisons de sécurité en Mauritanie » avait complètement désarçonnés. Et une manière de donner aux 20% de nouveaux participants en auto, aux 40% de bleus en motos et aux 63% de néophytes en quad, un avant-goût de ce qui les attend sur cette compétition qui garde ses valeurs quel que soit son terrain d’évolution.

Bivouac : Chronique d’un Dakarien Enfants de la rue et SDF

De Buenos Aires : Leur vie est loin d’être drôle. Pourtant, ils ne semblent portés que par l’insouciance de leur âge. Comment comprendre autrement que quelques heures avant minuit et le passage d’une année à l’autre, avant-hier, ces nombreux enfants de la rue qui squattent le bas des immeubles de l’Avenue du 9 de Julio, l’une des plus grandes artères de Buenos Aires, aient choisi si bruyamment et si effrontément de célébrer le nouvel an ? A coups de pétards souvent jetés entre « les pattes » des passants, juste pour leur coller la frousse.

Aux premières heures de l’année nouvelle, à l’autre bout de la capitale argentine, d’autres enfants de la rue s’adonnaient à leur pratique favorite par les temps qui courent. Avertissement d’un Sénégalais établi depuis peu à Buenos Aires : « c’est pour faire diversion. Ce qu’ils cherchent plutôt, c’est à te distraire pour pouvoir te subtiliser quelque chose ». En fait, ces très nombreux gamins, filles comme garçons qui ont élu domicile dans les rues, ont la réputation d’être très habiles des deux doigts. « Et comme la police n’en veut pas... » selon ce compatriote, c’est à ceux qu’ils n’hésitent pas à accoster et même à harceler, de faire gaffe. Autant Dakar a ses talibés, autant ces enfants de la rue font partie du décor à BA. Au même titre que les SDF... adultes. De cette dernière catégorie, on en a vu des dizaines qui cohabitent avec les premiers sur quelques morceaux de trottoirs.

Heureusement qu’ici, c’est l’été. Dormir à la belle étoile peut avoir ses charmes, même si ces enfants de la rue et ces SDF n’ont pas d’autres choix. Comparés aux SDF de France par exemple, ceux-ci peuvent s’estimer heureux. La semaine passée, le froid de l’hiver ambiant en Europe, avait fait quelques morts parmi les Sans domicile fixe.

Pas un concurrent sénégalais en piste

Buenos Aires (Argentine) : Au pays du Tango, il n’y aura pas un seul concurrent sénégalais pour jouer son Mbalakh national, le soir au bivouac. Oui, pas un pilote (auto ou moto) sénégalais n’a jugé nécessaire ou utile de traverser l’océan Atlantique pour aller en Argentine et au Chili, disputer le « Dakar », le rallye- raid qui porte le nom de leur capitale, qui, pour la première fois, se court hors d’Afrique. Il y a un an juste, après l’annulation de ce qui devait être la 30ème édition, quelques figures sénégalaises de la caravane avaient tracé leur avenir sur la compétition en pointillés. Syndièly Wade avait même déclaré « pour moi, c’est la fin du Dakar ». Un peu plus tard, lorsque la décision avait été officialisée que le Dakar 2009 se courrait en Amérique latine, Abdou Thiam avait clairement fait comprendre aux organisateurs (ASO) que ce théâtre d’opérations était bien trop loin de la zone-cible de ses principaux sponsors pour les intéresser. Et que, dès lors, il ne voyait pas la nécessité de prendre part à l’épreuve.

Restait Mame Less Diallo, le recordman national de participations au Dakar : le motard n’en a manqué aucun depuis 1998. Comme tout le monde, sa déception était « énorme » lorsque la caravane ne s’était pas ébranlée début janvier 2008 de Lisbonne au Portugal pour rallier Dakar. D’autant qu’il avait en tête de célébrer à l’occasion ses 10 ans de présence dans le plus dur des rallyes - raids au monde. Mais avec le temps, il s’en était quelque peu remis et s’était même mis en tête de prendre part à la grande première latino-américaine. Cependant, le team Toni Togo, sous les couleurs desquelles il court depuis quelques années, ne s’est finalement pas engagé.

Voilà comment on se retrouve sans un seul concurrent sénégalais dans la colonie des « fous du désert » qui vont à partir de demain à la découverte de nouveaux horizons, bien loin de la terre qui a fait la légende du « Dakar ». En fait, des Africains, il n’y en a pas beaucoup parmi la cuvée de cette année. Juste 3 Sud africains dont Giniel de Villiers et Alfie Cox passé depuis quelques années de la moto à l’auto, un Namibien et surtout un ... Mauritanien, Mohamed Zeidane Ould Soueid Ahmed. Alors, loin de l’Afrique, le Dakar est-il sans intérêt ou hors de portée des concurrents africains ? On peut en discuter en attendant la prochaine édition en 2010. De retour en Afrique ou encore en Amérique latine ?

En tout cas, Etienne Lavigne, le directeur de l’épreuve, s’est dit hier « vert de déception » que Mame Less Diallo ne soit pas sur le Dakar de cette année. « Il est bon et aime cette course. Et je l’avais personnellement invité. Malheureusement, il semble qu’il n’a pas eu sa moto », a-t-il regretté. En plus de Zeidane le Mauritanien, Lavigne voulait Mame Less et un pilote marocain, pour représenter les traditionnels pays africains traversés par le Rallye. « Dommage pour tout le monde », s’est-il désolé.

ECHOS... ECHOS...

La Rural : C’est dans cet immense parc d’exposition de 12 hectares, en plein cœur de Buenos Aires, que se sont déroulées les vérifications techniques et administratives du Dakar 2009. Vieux de 130 ans, ce parc est classé Monument national et Sanctuaire historique. Toutes sortes d’évènements peuvent s’y tenir grâce à ses 45 000 m2 d’espaces couverts et 10.000 m2 d’espaces ouverts et ... verts.

Engouement : L’Argentine n’est pas qu’une terre de foot. Les sports mécaniques aussi, on en connaît un bon bout ici. C’est pourquoi l’arrivée du Dakar à Buenos Aires est un gros évènement. Le parc de La Rural est tous les jours pris d’assaut par des centaines de curieux. Du côté des participants aussi, il y a du beau monde dont beaucoup d’anciens vainqueurs de l’épreuve. Au total, 505 véhicules sont engagés (179 autos, 218 motos, 27 quads et 81 camions).

Eté austral : Il faut peut-être remonter au Dakar de 1997 avec la boucle Dakar- Agadez (Niger) - Dakar pour voir un départ aussi ensoleillé que celui de demain. C’est simplement parce qu’en Amérique latine, c’est l’été australe. Il y fait très chaud et le soleil se lève très tôt (vers 5 heures du matin) pour ne se coucher que très tard (après 21 heures). Alors, les Parka et autres blousons qui étaient de sortie à pareil moment, ont laissé la place aux T-shirts et autres chemises à courtes manches.

De notre Envoyé spécial B. Khalifa Ndiaye

Sports

Lutte - Aliou Mané brise l’élan de Bruce Lee

Aliou Mané a terrassé Bruce Lee, hier, lors du premier gala du Nouvel An à Demba Diop. Et de trois donc pour l’écurie Boul Falé dont le leader (Mouhamed Ndao Tyson) avait déjà étalé par deux fois le "Tigre" de Fass, Moustapha Guèye.

Le "karatéka" de la lutte porte donc un coup d’arrêt à son écurie après le premier point marqué par Papa Sow face à Boy Sèye, le week-end dernier. Bruce Lee a-t-il péché par excès de confiance ou a-t-il fait face à plus fort que lui ? Voilà la question que nombre d’amateurs se sont posés puisque ne comprenant pas que par deux, voire trois fois, le Fassois ait été ceinturé par derrière par son adversaire. Même si le coéquipier de Papa Sow a bien des fois signé des victoires éclatantes dans cette position, il devait se faire à l’idée que Aliou Mané et son encadrement technique ont travaillé la parade idéale pour le contrer dans un tel cas de figure. Et cela a été payant puisque toutes les fois que Bruce Lee a été ceinturé par son adversaire, il n’a pu réaliser sa prise-fétiche.

Passé le traditionnel round d’observation, Aliou Mané a pris le combat à son compte pour faire douter Bruce Lee. De timides coups sont notés de part et d’autre, avant que le Fassois ne lance la première charge au terme de laquelle il sera ceinturé par son adversaire qui l’envoie sur les sacs. Le camp pikinois exulte croyant à une victoire. Tel n’est pas l’avis de l’arbitre qui fait reprendre le combat. Les hostilités reprennent et l’échange de coups sera suivi d’un accrochage au terme duquel Bruce Lee et Aliou Mané se retrouvent tous les deux au sol. Les partisans de Fass crient à la victoire. Ce qui n’est pas de l’avis de l’arbitre qui rappelle les deux acteurs dans l’enceinte pour la 3e reprise. Et Bruce Lee se fait avoir encore par Aliou Mané qui réussit à le ceinturer par derrière. Cette fois, il assure sa prise et conclut brillamment l’action grâce aux 4 appuis. Bruce Lee venait d’enregistrer la seconde défaite de sa carrière en 12 combats alorsque son vainqueur étoffait son palmarès d’un cinquième succès.

Babacar S. FAYE

Sports

Basket - 4ème journée championnat national Chocs à gogo

Sibac-Slbc demain et Diaraf -Bopp dimanche chez les féminines, Hlm basket club (Hbc) et Université Gaston Berger (Ugb) côté messieurs ce samedi à Marius Ndiaye et tutti quanti, la 4è journée du championnat présente des chocs à la pelle.

Des rencontres qui dans un passé récent ne suscitaient aucun intérêt, présentent aujourd’hui des enjeux. Tout simplement parce qu’avec l’irruption de l’Union sportive de Ouakam(Uso) et du Sicap basket club( Sibac), du retour de la Ja parmi les grosses écuries féminines ou de l’Université Gaston Berger (Ugb), leader de la poule A, parmi les gros bras. Avec la baisse de régime des « Duchesses » et des douaniers et autres Boppois, la hiérarchie des valeurs est en train d’être chahutée. Des premiers résultats qui confirment le bouleversement observé la saison écoulée avec la première finale de coupe nationale de l’Ugb et surtout à l’intronisation des filles du Saint Louis basket club (Slbc) auteurs d’un doublé historique et inédit.

Dans ces conditions, le match Sibac-Slbc sera instructif. Les « Sicapoises » sous la houlette de Ndèye Fall et aussi Diané Guèye, Khadidiatou Ndiaye et Rokhaya Lô, tombeuses des « Duchesses « et qui ont poussé dans leurs derniers retranchement les étonnantes ouakamoises, leaders et victorieuses du ...Slbc, savent qu’elles ont un coup à jouer en 2009. Comme chat échaudé craint l’eau froide, les coéquipières de la « reine » Ndèye Sène qui depuis leur doublé ne bénéficient plus de l’effet de surprise, prendront les « Sicapoises » avec beaucoup de sérieux. Hlm basket club opposé à l’Université Gaston Berger qui se fait le malin plaisir de manger des gros (Gorée, Asfa et le champion Douane) depuis le coup d’envoi, sait qu’il a un os difficile à ronger. Comme l’’équipe du président Atoumane Gaye s’est offert elle aussi l’As Douane, alors faites vos jeux !

Le Programme

Vendredi 02 janvier 2009. A Marius Ndiaye. 17h30 Asfo-Asc Ville de Dakar(D) 19h Police-Ja.(H) Samedi 03 janvier 2009 A Marius Ndiaye 15h Sibac-Slbc(D) 16h30 Hbc-Ugb(H)18h Diaraf-Bopp(H) A Saint Louis. 16hSlbc-Duc(H)A Mbour.16hEntente Mbour basket club-Duc(D)A Thiès. 16h Rail-Uso(D) Dimanche 04 janvier 2009 A Marius Ndiaye 15h30 Diaraf-Bopp(D) 17h Gorée-Asfa(H) Lundi 5 janvier 2009 A Marius Ndiaye 17h 30 Ja-Saltigué-(D)19hSibac-As Douanes.

Mamadou DIOUF

Sports

Football - Participation en compétitions africaines Douane, Casa, Diaraf et Yakaar soutenus par le CNF

A moins d’un mois de leur entrée en lice dans les compétitions africaines, les clubs sénégalais affûtent leurs armes. Mardi dernier, les représentants de la Douane, du Casa Sports, du Diaraf et de Yakaar avaient justement rencontré les dirigeants du Comité de Normalisation du Football (Cnf) pour voir comment aborder ces compétitions qui débutent en fin janvier. La Douane, championne du Sénégal, le Casa Sports vice-champion, le Diaraf vainqueur de la coupe du Sénégal et Yakaar finaliste disputeront respectivement les préliminaires de la 13e édition de la Ligue des champions (pour les deux premiers) et la 6e édition de la coupe de la Caf (pour les deux derniers) entre les 30, 31 janvier et 1er février prochains. Avec match aller à Dakar pour la Douane et à l’extérieur pour les trois autres. La Douane reçoit en effet le champion de Sierra Leone qui reste à désigner, le Casa Sports va rendre visite au Djoliba de Bamako, le Diaraf se déplace au Burkina Faso pour y rencontrer l’Union Sportive de Ouagadougou (Uso) et Yakaar en fera de même en allant en Guinée Bissau pour jouer contre le Benfica. Notons que la manche retour de ces matches se disputera entre les 13, 14 ou 15 février 2009.

Dernièrement, nos « africains » qui devaient recevoir leurs primes de fin de saison (15 millions pour la Douane, 7,5 millions pour le Casa Sports et pour le Diaraf et 3,5 millions pour Yakaar), ont reçu chacun la moitié de ces primes de fin de saison en attendant le complément qui ne doit pas tarder, selon Ass Mamoune Séye, chargé de l’administration du Cnf. Cette remise de sommes faisait suite à la réunion tenue entre les deux parties et qui avait permis de cerner tous les problèmes posés par nos « africains » pour entrer dans cette compétition africaine des clubs. Mais il faut dire que les chantiers sont nombreux et diversifiés. Si des clubs comme le Casa Sports et Yakaar demandent à recevoir chez eux, il faut dire que des préalables doivent être réglés.

Et le premier écueil pour l’équipe Ziguinchoroise réside dans la distance si l’on sait que sur ce point, le règlement de la Caf est clair : pour recevoir dans une ville de l’intérieur distante de la capitale de plus de 200km, il faut obligatoirement mettre à la disposition de l’équipe visiteuse un avion pour le déplacement. Pour l’équipe de Rufisque qui est à 28km de Dakar, si le transport ne se pose pas, il requiert quand même que Yakaar devrait bénéficier d’installations sportives répondant aux normes édictées par la Caf. Une obligation qui interpelle d’ailleurs tous nos quatre « africains », puisqu’à Dakar aussi le problème se pose avec un stade Demba Diop qui mérite d’être relooké au vu de la situation dans laquelle il se trouve présentement.

D’ailleurs à ce sujet, Ass Mamoune Séye a indiqué que la Caf enverra à Dakar un inspecteur des stades pour s’enquérir de la praticabilité de nos infrastructures sportives avant la date des matches aller. Comme on le voit, chaque « africain » a son problème et le Cnf qui recense toutes les doléances afin de leur trouver des solutions en coordination avec le ministère des sports et des loisirs, les mairies et les clubs même par le biais de leurs mécènes ou sponsors, se retrouvera dans les jours à venir avec nos « africains » pour faire le point de tout ce qui avait été exposé.

C F KEITA

Sports

Tournois de préfinancement à l’horizon

Les équipes sénégalaises engagées en coupes africaines des clubs, en attendant de trouver une oreille attentive à leurs doléances, pourront toujours se faire les jambes et des ressources additionnelles avec les deux tournois qui se profilent à l’horizon. Il s’agit de la coupe de l’assemblée nationale qui réunit les quatre premières équipes issues du défunt championnat (Douane, Casa Sports, Yakaar et Hlm).

En plus de ce tournoi traditionnel, le Cnf prévoit d’organiser une compétition dite de préfinancement à leur intention et à laquelle s’ajouteront quatre autres équipes de navétanes. Deux compétitions donc qui devaient permettre de renflouer les caisses de nos « africains » au moment d’aborder les phases africaines.

F KEITA

Politique

MESSAGE DU PRÉSIDENT A LA NATION : Des Tpg pour lutter contre la pauvreté

Avec la conviction que le mouvement du monde d’aujourd’hui est porté par « l’urgence et la vitesse » nécessitant, pour faire face, audace et créativité, le président Wade a placé son discours plus sous l’angle économico-social que purement économique. C’est ainsi que les mesures visant l’emploi des jeunes et la réduction des prix des denrées de première nécessité sont transversales à son ambition de relance après une année 2008 où les chocs exogènes ont obéré bien des efforts, jusqu’à produire des frustrations suivies de mouvements d’humeur déplorés par le locataire de l’Avenue Léopold Sédar Senghor.

Toute l’économie nationale ayant été malmenée par la flambée des prix du pétrole et la crise alimentaire, financière et économique subséquente, c’est en saluant le passage du Sénégal devant le Fmi le 19 décembre au titre de la facilité de protection contre les chocs exogènes que le président s’est engagé à poursuivre les efforts.

Auparavant, il a campé la lourdeur des subventions destinées à protéger les populations de l’inflation galopante, dont la suspension de taxes et droits divers cumulant à 239 milliards, soit 4 % du Pib, alors que la facture pétrolière n’a cessé de progresser, « passant de 217 milliards en 2003 à plus de 600 milliards en 2008, soit une hausse de 200 % ». Toutes choses qui font que la situation de 2008 est sans précédent dans l’histoire du pays. Pour autant, sur ses instructions à l’issue du 7ème Conseil présidentiel de l’investissement, grâce aux efforts de l’Apix épaulée par l’administration, le Sénégal a été classé au « Doing Business » de la Banque mondiale 1er pays réformateur en Afrique et 5ème mondial.

Les programmes qui ont permis cette avancée s’inscrivant dans la mise en place d’un Environnement des affaires de classe international (Eaci), fondement de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) qui entre dans sa phase active, à côté des réformes institutionnelles, les infrastructures restent le maillon central dans les perspectives en 2009.

A la finalisation attendue du programme de routes, ponts et échangeurs réalisés par l’Anoci et des voies participant à l’amélioration de la mobilité urbaine, le président Wade vient d’adjoindre les raccordements de l’autoroute à péage Dakar- Diamniadio avec les projets de l’Aéroport Blaise Diagne (Aidb) dont les travaux démarrent en 2009. Puis ce sont des dessertes de banlieue à Dakar comme à Ziguinchor et des aéroports régionaux, complétés par la compagnie Air Téranga.

On y sent déjà la nouvelle touche des Très grands projets (Tgp) qui lui tiennent à cœur, parce que structurant toute la vision qui culminera dans les 5 prochaines années avec la Zone économique spéciale confiée à Jebel Ali de Dubaï, pour un financement de 400 milliards de Fcfa, permettant la création de 40.000 emplois directs et 100.000 indirects et l’implantation d’unités de fabrication automobile qui rouvrent l’ère de l’industrialisation.

Renforcer l’emploi et baisser les prix des denrées

Partout pourtant, le président Wade réitère la « priorité élevée » qu’il accorde à l’emploi, surtout des jeunes, avec le renforcement envisagé de l’Anej et du Fnpj. Et même si l’idée des Tgp est précisée, avec plusieurs projets portuaires dont celui de Bargny, complétant et décongestionnant le Port du Futur en construction à Dakar, alors que l’indien Mittal est attendu pour la finalisation de son projet de chemin de fer pour l’exploitation du fer de la Falémé et l’implantation d’une usine métallurgique, le président n’en oublie pas le fondement de notre économie qui est l’agriculture.

Ainsi, les chantiers sont balisés, à travers l’extension du programme d’insémination artificielle (de 50.000 vaches en 2008 à 500.000 dans les 5 ans) ; la poursuite du plan Retour vers l’agriculture (Reva), avec 9 fermes prévues cette année, dans la foulée des récoltes exceptionnelles de la Grande offensive agricole pour l’alimentation et l’abondance (Goana), dont 726.000 tonnes d’arachide et le programme autosuffisance en riz d’ici 2012, à partir d’une production record de 370.000 tonnes. Mais l’année 2008 ayant aussi été marquée par les menaces sur l’entreprise, due à une dette intérieure qui a été officiellement chiffrée à 174 milliards de Fcfa, le président a salué l’obtention d’un crédit de la France de « 87 milliards de Fcfa, geste qui atteste de notre solvabilité et a ouvert, en même temps, la porte à d’autres bailleurs » et permet de lever une sérieuse menace sur les emplois du secteur privé. Au même moment, un bol d’air est envoyé aux ménages, en particulier les plus démunis, avec des baisses sur les prix des denrées de première nécessité déjà effectives et d’autres annoncées. Après le gaz domestique et l’essence la semaine dernière, le président Wade annonce pour le 10 janvier un nouveau tableau des prix qui touchera le lait en poudre (pour une baisse de 120 Fcfa sur le kg), « le riz, la farine, le pain, l’huile, ainsi que le ciment, le fer à béton, le transport ».

Last but not least, facteur de production et service essentiel pour les populations, l’électricité ne pouvait être en reste, même si la situation demeure problématique. A côté des efforts de résorption du déficit de la production d’électricité qui se poursuivent, avec 130 MW installés en 2008 et 125 MW prévus d’ici 2010, sans compter les « projets d’énergie solaire, éolienne et de biomasse » à Ziguinchor, le long la grande côte vers Saint-Louis et à Ross-Béthio, le programme triennal d’électrification rurale est encours dans plusieurs localités des régions de Saint-Louis, Louga, Thiès, Kaolack, Fatick et Kolda. Somme toute, une année 2009 qui démarre sur le chapeau des roues.

Fara SAMBE

Par Biagui Kwadimanel BANDIAKY
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