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  • Biagui Kwadimanel BANDIAKY
  • JEAN BANDIAKY
  • Homme
  • 12/12/1976
  • Afrique Sénégal Dakar
  • étudiant lecture sport célibataire littérature
  • Je suis Sénégalais résident à Dakar. J'invite tous les bloggeurs de la planète à venir partager avec moi les merveils du Net.

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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 21:29

Contexte

Avec une presse écrite foisonnante, un paysage radiophonique en pleine expansion et l’émergence de télévisions privées, le secteur des médias au Sénégal est particulièrement dynamique. Gage d’un véritable pluralisme de l’information, ce foisonnement engendre aussi des besoins importants en matière de formation des journalistes et de professionnalisation des nouveaux médias, étant donné leur rôle dans la vie publique et l’information des citoyens. En mars 2007, le ministère de l’information a ainsi attribué 30 millions de FCFA au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), pour la formation continue des journalistes.

Riche de ses talents, à commencer par Sembène Ousmane, « l’aîné des anciens » du 7e art africain, le Sénégal a toujours fait partie des grands pays du cinéma africain francophone. Aujourd’hui, comme l’ensemble de l’industrie sur le continent, la production et la diffusion sénégalaise traversent une période particulièrement difficile. Les professionnels et les pouvoirs publics s’efforcent d’y faire face en se dotant d’instruments d’intervention comme le fonds de promotion de l’industrie cinématographique et le projet de centre national de la cinématographie, qui devrait voir le jour sur le site de l’ancienne école normale William Ponty.

Grâce à un réseau d’infrastructures (haut débit Internet) et de compétences particulièrement développé, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) représentent un facteur de croissance économique et d’attractivité pour le Sénégal. Par la voix du président Wade lui-même, le Sénégal joue un rôle particulièrement important en matière de réduction de la fracture numérique sur le continent africain

Les réponses de la Coopération française

La coopération française intervient dans les secteurs des médias, du cinéma et des NTIC dans une logique de soutien au pluralisme de l’information, à la diversité culturelle et à la bonne gouvernance.

  • Médias
    L’accent est mis sur la consolidation de la formation initiale et l’appui à la professionnalisation des médias de proximité telles que les radios communautaires locales, qui sont en plein développement. Dans le domaine de la télévision, les deux principales chaînes sénégalaises, la RTS et la 2STV, bénéficient du plan de soutien aux télévisions africaines (FSP) et la coopération française, en relation avec l’opérateur CFI, est à l’écoute des demandes de formation ou d’expertise des télévisions privées qui ont commencé à apparaître fin 2006.
  • Cinéma et diversité culturelle
    En plus des mécanismes d’aide à la production et à la réalisation (Fonds Images Afrique), il s’agit, face à la crise des salles de cinéma, de favoriser la diffusion du film français et africain : renforcer l’offre cinéma de l’institut français (dernière salle en centre-ville) et appuyer des modes de diffusion alternatifs (projections en plein air, cinéma itinérant). En matière de formation, la coopération française appuie les jeunes talents désireux de se professionnaliser par des bourses de stage dans des écoles professionnelles en France et par des formations pratiques sur place.
    Dans la logique de la convention internationale sur la diversité culturelle, la coopération s’efforce de participer à la préservation du patrimoine audiovisuel sénégalais et de favoriser l’émergence d’une stratégie nationale et d’outils juridiques dans ce sens (projet de loi sur les droits d’auteur et la piraterie avec la participation d’un expert français).
  • Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC)
    Les NTIC contribuent à soutenir la modernisation de l’Etat sénégalais, en favorisant la bonne gouvernance par le développement de l’administration électronique et par l’utilisation de l’Internet dans le sens d’une plus grande accessibilité et transparence des services de l’Etat. Autre axe de la coopération française dans ce secteur : contribuer à la lutte contre la fracture numérique et favoriser l’accès à l’Internet par le plus grand nombre, en particulier dans les zones enclavées.

Les réalisations, quelques exemples

Lutte contre la fracture numérique : projet ADEN (Appui au Désenclavement Numérique), mise en place et accompagnement (formations) de deux centres d’accès Internet communautaires en zone rurale équipés d’une connexion haut débit, dans les régions de Ziguinchor et de Matam (80 000 euros).

Modernisation de la formation des journalistes au CESTI : la coopération française a permis la modernisation et la numérisation de la production radio, la réalisation d’un nouveau site Internet, ainsi que le renforcement des relations avec l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille (ESJ)

Radio:la coopération française a soutenu la production et la diffusion d’un feuilleton de sensibilisation sur la démocratie locale avec les radios communautaires du Sénégal (2006-2007), ainsi que la formation régionale au management des radios communautaires avec RFI ( 2005)

TV:la RTS et la 2STV ont participé à des stages de formation avec CFI (marketing, production…), dans le cadre du plan de soutien aux télévisions africaines

Aide à la production : 18 productions sénégalaises (cinéma et télévision) ont bénéficié d’une aide du ministère français des affaires étrangères ces trois dernières années pour un montant total d’environ 700 000 euros (Moolaadé de Sembène Ousmane, L’appel des Arènes de Cheick Ndiaye, Une fenêtre ouverte de Mariama Sylla, Ousmane de Dyana Gaye…)

Diffusion : opération « le foot fait son cinéma », animations foot et projections de films en plein air à l’occasion de la Coupe du Monde en juin 2006 (1 500 spectateurs en moyenne par soirée)

Une subvention de 76500 euros est accordée pour la numérisation des archives audiovisuelles de l’IFAN (Institut Fondamental d’Afrique Noire)

Administration électronique : appui aux sites Internet ministériels et au portail des services publics « www.demarches.gouv.sn » mis en service en juin 2006 (mise à disposition d’un assistant technique pendant trois ans), mise en place d’une coopération entre l’Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE) et la Direction Générale de la Modernisation de l’Etat (DGME)

Par Biagui Kwadimanel BANDIAKY
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Commentaires

j'aime bien ton blog il y'a chaque jour un article a lire. Bonne continuation
Commentaire n°1 posté par samba le 03/09/2009 à 14h31
merci egalement à toi
Réponse de Biagui Kwadimanel BANDIAKY le 03/09/2009 à 14h36
 
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