Mardi 5 janvier 2010
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Vie et œuvre
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Giordano Bruno est célèbre pour sa théorie sur les pluralité des mondes. Nous n'allons pas en conclure qu'il appartenait à la même
famille d'esprit que ceux qui dissertent aujourd'hui sur la pluralité des mondes habités. Il n'était ni astronome ni mathématicien, mais philosophe et poète. C'est la tradition
hermétique, à laquelle il était rattaché, qui l'a incité à repousser les limites de l'univers jusqu'à l'infini... et à se séparer de l'Église, dont il encourut
l'anathème.
Insoumis, il refusa d'abjurer ses idées, comme le lui ordonnait le Saint-Office. Il fut en conséquence condamné à mort par le pape
Clément VIII et brûlé le 17 février 1600.
Giordano Bruno a-t-il vraiment été brûlé, comme tant de sources l'indiquent. Le doute est permis:
«Or, il est semble très probable que ce soit une mystification montée à partir d'UN SEUL document forgé par un imposteur qui serait un dénommé Gaspard Schopp (*) ou quelqu'un qui
se serait fait passer pour lui. Personne d'autre à l'époque n'aurait parlé de cette exécution qui aurait d& ucirc; faire un bruit énorme car Bruno était bien connu de tous les
lettrés. Il est assez étonnant qu'entre l'an 1600 et l'an 1701, apparemment personne n'ai rapporté cette exécution qui aurait dû faire beaucoup de bruit.
(*) M. Nisard applique à Schopp le nom de gladiateur de la République des
lettres. Bayle et tous ses biographes nous apprennent que cet auteur, latiniste de mérite, se mêle à toutes les luttes
religieuses de son siècle, tantôt dans un camp, tantôt dans un autre. D’abord luthérien, puis zélé catholique, et enfin ennemi furieux des religieux et du clergé, il porta partout
la même passion, le même fanatisme, la m& ecirc;me soif de sang et d’outrages. Du temps qu’il écrivait pour l’orthodoxie, il voulait l’extermination des hérétiques ; plus
tard, il n’y eut pas de calomnies infâmes et idiotes qu’il n’inventât contre le plus militant des ordres religieux. Scaliger et le roi d’Angleterre Jacques
Ier furent également l’objet de ses outrages. On dit que ce
dernier fit bâtonner son insulteur. Il paraît que, dans ses dernières années, cet ennemi de tout le monde n’osait plus sortir de chez lui de peur d’être
assommé.»
Voir La légende tragique de
Giordano Bruno, par Theophile Desduits
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Œuvres de Giordano Bruno
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Oeuvres complètes, Les Belles Lettres, 1994, tome II, Le souper des Cendres, traduction de Y. Hersant; tome III, De l’infini, de l’univers et des Mondes, traduction J.-P. Cavaillé
Textes en ligne:
Giordano Bruno, De l'infinito
universo et mondi. "Venice" [London, John Charlewood], 1584
Giordano Bruno, De umbris
idearum. Paris, Gilles Gorbin, 1582
Giordano Bruno, De gl’heroici
furori. "Paris, Antonio Baio" [London, John Charlewood], 1585
Giordano Bruno, La cena di
ceneri. [London], John Charlewood, 1584
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Documentation
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G. Aquilecchia, Giordano Bruno,
Paris, Les Belles Lettres, 2000.
P.-H. Michel, La cosmologie de Giordano Bruno, Paris, Hermann, 1962
Textes en ligne:
Giordano Bruno: The Forgotten
Philosopher, par John J. Kessler, Ph.D., Ch.E.
The Folly of Giordano Bruno, par
Richard W. Pogge (SETI League)
La flamme de Giordano Bruno, par Roger-Paul Droit (Le Monde, 12 mars
1993)
Ars Memorativa. An Introduction to the Hermetic Art of Memory, par John Michael Greer
«Introduction», Early Studies of Giordano Bruno. Edited and
introduced by Paul Richard Blum, Péter Pázmány University, Budapest, Thoemmes Press, 2000 (6 vol.)
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Par Biagui Kwadimanel BANDIAKY
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