Partager l'article ! L'UIT appelle à rendre l'Internet large bande accessible à la moitié de la population mondiale d'ici à 2015: Nouve ...
| Juin 2012 | ||||||||||
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| Nouveau rapport de l'UIT sur le suivi des cibles du SMSI et sur les progrès accomplis en vue d'édifier une société mondiale de l'information |
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La 9e édition du Rapport de l'UIT sur le développement des télécommunications/ TIC dans le monde a été dévoilée lors de la Conférence mondiale de développement des télécommunications de 2010 (CMDT-10) à Hyderabad (Inde). Ce rapport dresse le bilan à mi parcours des progrès réalisés sur la voie de l'édification d'une société mondiale de l'information d'ici à 2015 et passe en revue chacune des dix cibles fixées par les gouvernements réunis au Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), par exemple connecter aux technologies de l'information et de la communication les villages, les écoles, les centres de santé et les hôpitaux, les centres scientifiques et les centres de recherche, les bibliothèques et les administrations publiques, et élaborer des contenus en ligne La révolution de la connectivité, fruit de la technologie mobileCe rapport souligne la croissance et l'évolution phénoménales de la technologie cellulaire mobile, qui ont permis de connecter pour la première fois de nombreux habitants des zones rurales. Aujourd'hui, près de 75% de la population rurale dans le monde est desservie par un réseau cellulaire mobile. En Afrique, région où la couverture mobile est la plus faible, plus de la moitié des habitants des zones rurales ont accès à un réseau mobile (Figure 1). En Inde et en Chine — les deux pays les plus peuplés du monde — la technologie mobile assure un service téléphonique de base à plus de 90% des villages. Dans de nombreux pays en développement, les lignes téléphoniques fixes sont pour la plupart installées en zone urbaine, mais aujourd'hui plus de la moitié des foyers en zone rurale ont un téléphone mobile. Redoubler d'efforts pour améliorer l'accès à l'InternetLe nombre d'utilisateurs de l'Internet a plus que doublé depuis 2003, année où s'est tenue la première phase du SMSI. Aujourd'hui, plus de 25% de la population mondiale utilise l'Internet. Même s'il est largement admis qu'il importe d'encourager les gens à se connecter, il faut redoubler d'efforts pour augmenter le nombre d'internautes. Aujourd'hui, 75% de tous les foyers ont la télévision, mais seulement 25% d'entre eux ont accès à l'Internet. Dans les pays en développement, le taux de pénétration de l'Internet au domicile est encore très faible — 12% seulement, et ce chiffre est nettement inférieur dans la plupart des foyers en zone rurale (Figure 2). Là où ce taux est faible, il est particulièrement important que les pays investissent dans l'accès public à l'Internet. De nombreux Etats encouragent activement cette forme d'accès et certains transforment des bibliothèques, des musées et des bureaux de poste en cybercafés. Au Bhoutan, par exemple, 40% de toutes les localités disposent d'un centre d'accès public à l'Internet. Depuis 2003, le Gouvernement royal du Bhoutan, avec la collaboration de l'UIT et d'autres partenaires, réaménage des bureaux de poste dans les zones rurales et isolées du pays pour en faire des centres TIC, ce qui permet aux ruraux de se connecter à la société de l'information (voir l'article Connecter les populations isolées du Bhoutan).
Au Mexique, 40%, ou presque, des 7000 bibliothèques publiques offrent à leurs visiteurs un accès à l'Internet. Tous les services d'archives sont connectés à l'Internet large bande et sont en cours de numérisation. Dans les pays en développement, de nombreuses écoles sans accès à l'Internet large bandeL'une des grandes cibles du SMSI est de connecter les écoles au web et de faire en sorte que les programmes scolaires forment les élèves à l'utilisation des TIC. Dans ce domaine, d'après le rapport, les résultats obtenus sont mitigés. Dans les pays en développement, beaucoup d'écoles n'ont toujours aucun accès à l'Internet, mais dans plusieurs d'entre eux, toutes les écoles sont connectées et ont souvent accès au large bande (Figure 3). Ainsi, la Jordanie a connecté 80% de ses écoles à l'Internet, et 73% d'entre elles disposent d'une connexion large bande. Le corps enseignant est extrêmement qualifi é en informatique et la grande majorité des écoles du pays utilisent la formation assistée par Internet. Parallèlement, la formation d'enseignants en nombre suffisant chargés d'utiliser et d'enseigner les compétences en matière de TIC continue à poser problème dans la plupart des pays en développement, et même dans certains pays développés. En ce qui concerne la connexion des centres scientifiques et des centres de recherche aux TIC, le rapport montre qu'aujourd'hui, la plupart des instituts de recherche et des universités ont accès à l'Internet, souvent au moyen d'une connexion large bande. Les chiffres montrent aussi que le nombre de réseaux nationaux pour la recherche et l'enseignement (NREN) augmente et qu'au début 2010, environ 62% des pays avaient mis en place un tel réseau (Figure 4). Parallèlement, la largeur de bande disponible pour ces réseaux dans les pays varie considérablement, d'à peine quelques Mégabits dans certains pays en développement à plus de 10 Gigabits dans les pays développés.
Selon les conclusions de ce rapport, les établissements de soins de santé des pays en développement n'ont qu'un accès limité aux TIC et il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l'objectif, qui est de «connecter tous les centres de santé à l'Internet», si possible par l'intermédiaire du large bande. La santé mobile, notion qui renvoie aux pratiques médicales et de santé publique via le téléphone mobile, est un autre domaine très prometteur. Le rapport souligne que plus de 75% des pays ont aujourd'hui mis en oeuvre des initiatives dans ce domaine, telles que l'utilisation, en République sudafricaine, de messages texte adressés à des malades du VIH/SIDA pour leur traitement. Le cybergouvernement est un autre domaine dans lequel des progrès considérables ont été accomplis depuis la tenue du SMSI. L'objectif fixé par ce Sommet — «connecter toutes les administrations publiques, locales et centrales» a, tout au moins en partie, été atteint; en effet, tous les gouvernements centraux, ou presque, ont une présence sur le web et fournissent des informations de base à leurs administrés (Tableau 1). A l'étape suivante, on attend de tous les pays qu'ils adoptent des applications et services de cybergouvernement en ligne plus complexes et interactifs, par exemple pour les demandes de permis de conduire, les déclarations d'impôt ou les paiements en ligne au moyen d'une carte de crédit ou de débit.
L'Internet est dominé par quelques langues seulementEn ce qui concerne la cible 9 du SMSI, ce rapport met par ailleurs en lumière l'absence de contenu local en langues locales sur l'Internet. Le web reste largement dominé par l'anglais, langue qui n'est comprise que par environ 15% de la population mondiale (Figure 5). En outre, la proportion d'internautes anglophones décroît, ce qui laisse à penser que les non-anglophones sont de plus en plus nombreux à se connecter. Autre signe de la diversifi- cation des contenus sur l'Internet: le nombre croissant de sites web enregistrés sous des noms de domaine de pays. Certains des plus forts taux de croissance entre 2005 et 2009 concernant les noms de domaine récemment enregistrés ont été observés en Inde (.in), en Fédération de Russie (.ru) et en Chine (.cn). Fournir un accès en ligne à haut débit à la moitié de la population mondiale d'ici à 2015Globalement, la conclusion de ce rapport est que, même si d'indéniables progrès ont été réalisés au cours des cinq dernières années, les pays en développement doivent encore consentir d'importants efforts pour atteindre les cibles fixées par le SMSI à l'horizon 2015. Le rapport formule trois grandes recommandations sur les politiques et mesures nécessaires pour y contribuer:
A cette fin, les Etats peuvent prendre des mesures concrètes, par exemple octroyer des licences à des opérateurs de services mobiles large bande ou faire en sorte que les infrastructures large bande soient accessibles à tous. Les décideurs des pays en développement devraient, en partenariat avec la communauté internationale, continuer à s'engager à financer la connexion aux TIC des établissements d'enseignement et à adapter les programmes scolaires. Le développement de contenus et d'applications en ligne dans les langues locales devrait être encouragé, par exemple par la numérisation d'ouvrages et de livres dans l'optique de la création d'une cyberculture. Alors que plus de la moitié des internautes parlent des langues utilisant un alphabet autre que l'alphabet latin, la récente ouverture des noms de domaine Internet aux alphabets non latins représente à cet égard un pas en avant important. Enfin, ce rapport insiste sur la nécessité de fixer des objectifs de politique générale clairs et d'évaluer les progrès. A cette fin, il propose une liste de 50 indicateurs concrets pour suivre l'évolution des cibles au cours des cinq prochaines années, jusqu'en 2015. Ce rapport, qui est le fruit des travaux conjoints de plusieurs organisations internationales, sous la direction de l'UIT, intègre des contributions de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (UNDESA), ainsi que de représentants de la société civile.
Les dix cibles fixées par le SMSI à l’horizon 2015
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