DAWAMU CHUKRY organise le 20 Décembre 2008 au Bissau Palace
Hôtel & Resorts de Bissau la première édition du Grand Prix du Pa-
nafricanisme. L'occasion sera ainsi donnée de primer des personna-
lités qui se sont distinguées dans le monde par des oeuvres ou des
actions qui ont permis de rehausser l'image de notre Continent :
l'Afrique.
Ainsi le Jury de l'édition 2008 a primé des femmes et des hommes
d'exception qui évoluent dans les différents domaines que sont :
- La Musique
- L'art
- Le Sport
- La Mode
- Les affaires
- La Politique...
Liste des Nominés
Catégorie Musique :
- Mokobé
- Akon
- Salif Keita
- Sefyu
- Oumou Sangaré
- Coumba Gawlo
- Patience Dabany
Catégorie Art :
- Fondation Zuloga
- Ndary Lo
- Ousmane Ndiaye Dago
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Catégorie Sport:
- El Hadj Diouf
- Didier Drogba
- Salif Keita
Catégorie Mode :
- Alphadi
- Diouma Dieng
- Olga O
- Malamine Koné
Catégorie Hommes et femmes d'affaires :
- Mo Ibrahim
- Aliko Dangote
- Oumarou Kanazoe
- Awa Mazzocchi
- Alizeta Ouedraogo
Catégorie Prix d'excellence :
- Nino Vieira
Grand Prix du Panafricanisme :
- Abdoulaye Wade
- Khadafi
- Oumar Bongo
Prix Spécial :
- Modibo Diarra
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Les Lauréats du Grand prix du Panafricanisme Catégorie Musique :
- Mokobé
N
i barreaux, ni barrières ni frontières : Voilà une formule qui résume à merveille l'itinéraire et
l'état d'esprit de Mokobé, membre incontournable de l'entité tricéphale 113. Un groupe qu'on
ne présente plus, et qui a radicalement bouleversé le paysage rap français, ainsi que l'in-
dustrie du disque : Des classiques inoxydables, des hits à fragmentation (Tonton Du Bled, Hold
Up, Jackpotes2000, Au Summum, Jour de Paix...). Mokobé est l'un de ces princes de la ville, ré-
férence directe au chef d'oeuvre de Taylor Hackford, Blood In Blood Out, ou plutôt prince des
villes : Vitry, Paris, Bamako,Dakar, Lagos. Avec son premier album solo, « Mon Afrique », Mo-
kobé réconcilie la rue avec ses pratiques ancestrales, le rap et les musiques traditionnelles afri-
caines, le père et le fils, Big Daddy Kane et Salif Keita. La Terre Mère, Le continent Noir, Le berceau
de la civilisation : Ca fait déjà longtemps que l'Afrique obsède Mokobé, qu'il est à la recherche de
son Graal, l'ultime percussion, la magie du « beat », l'alchimie universelle du « drum », insufflant
a son rap l'énergie séminale des griots et des conteurs. Mokobé, c'est l'homme du peuple : Le suc-
cès ne l'a pas changé, et c'est toujours le même type que l'on pouvait croiser, Back in the days,
dans ces hauts lieu de la culture hip hop et du métissage urbain qu'étaient les boutiques Crystal
Palace ou bien Ruffnek.
Je suis très attaché à l'Afrique, c'est ce que j'ai voulu montrer à travers ce disque. L'Afrique est
un énorme patrimoine culturel. Elle a beaucoup à donner au reste du monde. J'invite vraiment les
gens à découvrir ce continent, même ceux qui en ont peur, ou qui en ont une idée caricaturale.
L'Afrique c'est le berceau de l'humanité, c'est de là que tout est parti. Que tu prennes un Miles
Davis, Jimi Hendrix, James Brown, Otis Redding, Public Enemy ou Grand Master Flash, ces gens-
là sont africains. Ma soul à moi, c'est la musique africaine, comme les Américains puisent dans
leur propre soul. Quand tu réfléchis bien, tu te rends compte que la soul, le blues, le jazz, ça vient
des champs de coton, ça fait partie de cette histoire douloureuse qu'est l'esclavage, la colonisa-
tion, la déportation aux quatre coins du monde. C'est notre patrimoine, le rap vient de là. »
Mokobé a invité des « géants » de la musique africaine comme Salif Keita (Mali Forever, un hymne
en puissance), Youssou Ndour (Profitons), pour des croisements musicaux inédits, du vrai groove
africain, primal, presque biologique et pas de la « world music » génétiquement modifiée. Il crée
aussi l'événement avec la déflagration afro beat « Sur les traces de Fela », avec Seun Kuti, le fils
du visionnaire nigérian. « Fela et sa famille, c'est les Parliament Funkadelic de l'Afrique » lâche
Mokobé, toujours a l'affût d'une bonne formule. Les rimes fédératrices et urgentes du MC s'en-
trecroisent avec les feulements hallucinés, les convulsions syncopées de Seun Kuti, symbole ex-
travagant d'une Afrique militante et fière, menacée par les appétits insatiables des grandes
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Catégorie Musique :
Les Lauréats du Grand prix du Panafric
multinationales et des conglomérats occidentaux.
Fort d'une « fanbase » abrasive, et qui enfle, chaque jour, comme la dette de l'Afrique, Mokobé
aurait pu se reposer sur ses lauriers et réaliser un disque de rap français classique, du 113 en solo.
Mais il a choisi une autre voie, beaucoup moins évidente. Comme KRS One, il fait de l' « edu-
tainment », contraction de education et entertainment : Il divertit les foules tout en leur inculquant
du savoir et de la connaissance. « Mon Afrique » n'est pas un de ces disques ou les collabora-
tions sont artificielles, ou les gens s'envoient des master par Fed Ex, ou les affinités de surface
cèdent vite la place à un marketing dévoyé. C'est un disque qui a voyagé, au sens propre comme
au sens figuré. Ainsi Mokobé arrive-il a entraîné un Booba d'ordinaire mégalomane et provocateur
sur un terrain intimiste, introspectif, viscéralement humain (sur le très beau Maman Dort, produit
par Animal Sons). Un disque doux, dur et dingue (de Diam's à Patson-le tubesque C'est Dans La
Joie-, en passant par Tiken Jah Fakoly, Manu Tchao, Amadou et Mariam, Viviane Ndour...), en-
robé d'une production à la fois « roots » et moderne (Martin Meissonnier ex-manager de Fela,
Animal Sons, David Tayorault, Drixxxé, Jakus, Maleko, End2End....). Un disque suintant d'une
soul moite, d'un funk débridé, d'un humour caustique, et d'une intelligence profondément régé-
nératrice. Et qui fait de Mokobé un rappeur à part, un artiste universel, libre, adulte, mature, dans
un « game » souvent asphyxié par les clichés et les compétitions d'ego. Un griot moderne dont
les « punchlines » musclées affolent l'électrocardiogramme d'une Afrique, certes blessée dans
sa chair et dans son âme, mais dont les pays occidentaux ont encore énormément à apprendre.
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Les Lauréats du Grand prix du Panafricanisme Catégorie Musique :
- Akon
A
kon, de son vrai nom Alioune Thiam, est né en 1979 au Sénégal. Ses parents quittent ce
pays pour s'installer aux Etats-Unis où le jeune garçon découvre une nouvelle culture mu-
sicale et plus particulièrement le hip-hop.
Il doit à son père (Mor Thiam), percussionniste, l'amour de la musique et cette passion ne le quitte
jamais, surtout dans les pires moments qu'il passe en prison pour de menus larcins. Là, Akon
peaufine ses textes et s'accroche avec courage et conviction à la musique.
Il a raison car à sa sortie, après avoir fait le tour de quelques maisons de disques avec une ma-
quette il est engagé pour sortir un album qui verra le jour en 2004.
"Trouble" est un agréable mélange de hip-hop et de soul, un style qui lui est bien particulier et les
tubes "Locked Up" ou "Lonely" se vendent par millions d'exemplaire aux States comme en Europe.
Son second album, "Konvicted", sorti fin 2006, dans la lignée du précédent avec entre autre le tube
"Smack That" enregistré avec Eminem.
En Juillet 2007 il lance la Konfidence Foundation, une fondation qui œuvre pour sensibiliser le
monde sur les conditions en Afrique et aider la jeunesse désœuvrée à avoir accès à l'éducation
et aux loisirs en leur offrant l'accès aux technologies modernes, aux matériels didactiques et aux
soins.
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Catégorie Musique :
Les Lauréats du Grand prix du Panafric
- Salif Keïta
L
e 25 août 1949, naît Salifou Keïta à Djoliba, au Mali, village au bord du fleuve Niger. Mais
dans cette région au cœur de l'Empire Mandingue qui réunit plusieurs peuples et langues
(Bambara, Malinké, Soninké,...), la naissance de ce bébé albinos, noir à la peau blanche, fait
scandale. On lui attribue de dangereux pouvoirs, d'autant que sa famille descend en ligne directe
du fondateur de l'Empire au XIIIème siècle. Le père de Salif renvoit alors le bébé et sa mère. Mais,
les prédictions optimistes d'un chef religieux le font changer d'avis.
Son enfance est solitaire. Sa couleur de peau provoque souvent railleries et rejet de la part des
autres enfants. Son père lui-même ne lui adresse pas la parole pendant des années. Il se réfugie
dans les études pour lesquelles il excelle. En outre, il est fasciné par la musique et apprend le chant
en écoutant les griots, sorte de poètes-chanteurs, de conteurs qui récitent les épopées familiales
et royales et transmettent ainsi la tradition orale de génération en génération. C'est aussi dans les
champs que l'enfant se forge cette voix singulière. Son père, agriculteur, l'y envoie régulièrement,
et pour éloigner singes et oiseaux pilleurs de maïs, le jeune Salif passe ses journées à crier et à
vociférer.
Le souhait de Salif est de devenir instituteur mais il est déclaré inapte en raison d'une mauvaise
vue due à son albinisme. Il décide alors de devenir musicien. Mais, issu d'une famille de princes,
ce choix est très mal vécu par son entourage qui tente de l'en dissuader. En effet, pratiquer la
musique et chanter est exclusivement réservé aux griots, caste de musiciens de père en fils. En
faisant un tel choix, Salif enfreint des règles ancestrales. Il quitte alors sa famille en 1968 et part
vivre seul dans les rues de Bamako, capitale du pays. Il chante ça et là dans les cafés et sur les
marchés, et déjà sa voix exceptionnelle, haute et puissante, ne laisse pas indifférent ceux qui l'en-
tendent.
Un saxophoniste, Tidiane Koné, remarque le jeune homme et sa voix singulière. Il lui propose
d'intégrer son groupe, le Rail Band de Bamako, qui anime l'hôtel-restaurant de la gare de la ville.
Chaque hôtel a alors son propre orchestre pour animer les soirées. Grâce à Salif Keïta, celui de
la gare obtient un énorme succès. Il en devient le chanteur-vedette et son répertoire est essen-
tiellement constitué d'airs traditionnels mais interprétés et joués de façon moderne.
En 1973, il quitte le Rail Band pour les Ambassadeurs, un autre orchestre du même type. A son
départ, il est remplacé au chant par un jeune guinéen, déjà membre du groupe depuis 71, Mory
Kante. L'orchestre, mené par le guitariste et chanteur Kante Manfila comprend des musiciens ni-
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Les Lauréats du Grand prix du Panafricanisme Catégorie Musique :
gériens, maliens et sénégalais. Le nouvel hôtel, le Bamako Motel, est fréquenté par un public plus
international. Le répertoire s'en ressent et navigue entre chansons africaines, anglo-saxonnes,
françaises et afro-cubaines, courant alors très en vogue en Afrique. Les Ambassadeurs tournent
dans toute l'Afrique de l'Ouest avec succès. Salif Keïta et Kante Manfila s'installent alors à Abid-
jan, capitale de la Côte d'Ivoire, ville musicalement plus active et techniquement mieux équipée.
Le groupe se renomme alors les Ambassadeurs Internationaux.
C'est là qu'en 1978, Salif Keïta enregistre avec son groupe l'album, "Mandjou". Le disque est un
succès énorme dû en large partie à la chanson du même nom qui devient un must de la musique
africaine. Dans ce titre essentiel de son répertoire, Salif Keïta rend hommage au peuple Man-
dingue et en particulier au président guinéen d'alors, Sekou Touré, qui l'année précédente, l'avait
décoré de l'Ordre National guinéen. On découvre dans ce disque le son typique du chanteur :
orgue, guitare et saxophone.
En décembre 1980, financés par un homme d'affaires malien, Salif Keïta et Kante Manfila s'en-
volent pour les Etats-Unis où ils restent trois mois et enregistrent deux disques, "Primpin" et "Toun-
kan". Mais c'est en France que Salif Keïta souhaite travailler. Le mélange des cultures et des
musiques le passionne et Salif, épris de nouveauté, espère y renouveler son inspiration. En mars
84, il quitte Abidjan pour retourner à Bamako. Son père vieillit et Salif veut se rapprocher de sa fa-
mille. Mais la même année, il participe au festival des musiques métisses d'Angoulême en France.
C'est une révélation pour le public européen.
Suite à ce succès, il s'installe à Montreuil en banlieue parisienne, fief de la communauté malienne.
Il y vit modestement et discrètement. Avant de trouver un label qui lui convienne, il passe quelques
années à animer de nombreuses soirées et fêtes traditionnelles. En 1985, Manu Dibango fait
appel à lui pour participer, avec d'autres chanteurs africains, à l'enregistrement d'un titre, "Tam Tam
pour l'Afrique", au profit de l'Ethiopie où la famine sévit alors violemment.
Vers 86-87, la scène africaine explose dans la capitale française et un jeune producteur sénéga-
lais, Ibrahima Sylla, donne à Salif Keïta les moyens d'enregistrer un album, son premier depuis
1981. C'est "Soro", six titres arrangés par deux français, François Bréant et Jean-Philippe Rykiel.
Avec son blues-rock-mandingue chanté en malinké, Salif Keïta obtient un fort succès internatio-
nal.
Les tournées reprennent et en juillet 1987, il est au festival des Francofolies à la Rochelle. Puis
en octobre, après une tournée à la Réunion, il est invité en Angleterre pour un immense concert
organisé à l'occasion du 70ème anniversaire de Nelson Mandela. Entouré de stars anglo-saxonnes
mais aussi africaines (Youssou N'Dour, Ray Lema), il devient un des piliers de la "World Music".
A la même époque, il signe sur le label Island, dirigé par Chris Blackwell.
En février 1988, il donne quelques concerts au Théâtre de la Ville. Il se lance également dans
l'écriture de musiques de film dont celle de "Yeelen" du malien Souleymane Cissé. L'année sui-
vante, il sort son second album en France, "Ko-Yan" ("Quelque chose se passe ici"). Toujours très
emprunt de tradition mandingue, l'album s'oriente cette fois vers le jazz. Très soucieux des pro-
blèmes socio-économiques de ses compatriotes immigrés, il aborde le sujet précisément dans le
titre "Nous pas bougé" qui encourage les Africains à ne pas se laisser renvoyer d'Europe et à se
battre pour leurs droits. Avec cet album, il part en tournée à travers l'Europe et au Japon, avant
l'Afrique et les Caraïbes.
Les tournées continuent en 1990 puis fin juin 91, sort "Amen", troisième acte français pour le ma-
lien. Pour la direction artistique, il fait appel au jazzman américain, le pianiste Joe Zawinul, et s'en-
toure en outre d'invités prestigieux dont Wayne Shorter, Carlos Santana et son compatriote Cheikh
Tidiane Seck aux claviers. Le titre qui ressort de cet album, qui une nouvelle fois, privilégie le par-
tage des cultures, est sans aucun doute "N'bifé" dont l'amour est le thème principal. Dès la fin 91,
Salif Keïta et ses musiciens repartent pour une longue tournée internationale, ponctuée de deux
mois en Afrique de l'ouest au printemps 92. Puis, durant l'été, il participe à de nombreux festivals
dont le festival Womad (World of Music Arts and Dance) en Angleterre. Enfin, le 9 novembre, Salif
Keïta monte pour la première fois sur la scène de l'Olympia, coup d'envoi d'une tournée française,
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Catégorie Musique :
Les Lauréats du Grand prix du Panafric
puis allemande.
En 92, l'artiste malien écrit la musique du film de Patrick Grandperret, "L'Enfant Lion", dans lequel
- ironie de la vie - il fait une apparition dans le rôle d'un griot.
En 94, les plus célèbres de ses premiers titres paraissent dans "69-80", un disque qui résume sa
collaboration avec les Ambassadeurs et Kante Manfila. Cette année-là, c'est en Afrique de l'Ouest
et en Afrique du Sud que Salif Keïta entreprend une tournée.
C'est un grand retour à la tradition que marque l'enregistrement de "Folon" en 1995. Produit par
le béninois Wally Badarou, l'album est arrangé par le maître d'œuvre de "Soro", Jean-Philippe
Rykiel. Grand défenseur du panafricanisme, Keïta évoque dans "Africa" la force de son conti-
nent. Il rend à nouveau hommage à Nelson Mandela ("Mandela") et dédie son disque aux albinos,
pour lesquels il a crée une association en 1990, "SOS Albinos". C'est d'ailleurs sa jeune nièce al-
binos, Nantenin, que l'on voit sur la pochette de l'album. Mais les influences occidentales ne sont
pas absentes et l'album est fortement empreint de blues, dont Salif Keïta est très friand, ainsi que
de salsa et de zouk.
En décembre, le chanteur est en concert à Bamako. Démarre ensuite une tournée française à
partir de mars 96. Tout l'été, il tourne en Europe où de nombreux festivals le réclament. Mais, de
plus en plus, Salif Keïta retourne chez lui au Mali. Il finit par quitter définitivement la France tout
en gardant un pied-à-terre à Montreuil. Son souci est de faire profiter les jeunes générations de
son expérience internationale. Il ouvre un studio pour permettre aux musiciens d'enregistrer sur
place et de lutter ainsi contre la piraterie musicale, fort répandue en Afrique. En décembre 1997,
il commence à produire de jeunes artistes dans son studio de Bamako, Wanda Production. Es-
tampillé "Salif Keïta presents...", l'album de la jeune malienne Fantani Touré, "N'tin Naari", en est
la première sortie internationale. Il offre aussi ses studios à Rokia Traoré, jeune vedette malienne,
élue "Découverte-RFI 97, afin qu'elle enregistre une reprise de "La Cour des Grands", titre chanté
par Youssou N'Dour et la jeune Belge Axelle Red lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe
du monde le 10 juin 98.
Salif Keïta sort cependant en 1997 un album entièrement consacré à la chanson française, "Sosie".
Mais, son label Island ne choisit pas de produire le disque, trop éloigné de son répertoire habituel.
C'est au Danemark, que le chanteur trouve un petit label qui décide de s'occuper de la production
de cet album. Maxime Le Forestier, Michel Berger, Jacques Higelin ou Serge Gainsbourg, le Ma-
lien apporte une touche africaine à des classiques français interprétés à la kora ou au balafon.
Deux ans plus tard, en mai 99, Salif Keïta apparaît sur la croisette du Festival de Cannes pour y
défendre le seul film africain en compétition. Sa présence est amicale et militante à la fois. "Je
crains que l'aide au septième art ne soit pas une priorité de notre continent", déclare t'il alors.
En juin, sort son dernier album "Papa" dont le titre rend hommage à sa nombreuse famille. Salif
a en effet onze enfants entre 3 et 20 ans. Mais "Papa" évoque aussi son propre père décédé en
95. Produit par le guitariste du groupe américain Living Colour, Vernon Reid, l'album a été enre-
gistré entre Bamako, New York et Paris. On y entend en particulier un mémorable duo avec la
chanteuse Grace Jones, mais aussi la kora de Toumani Diabate. C'est à la Cigale qu'il donne
deux concerts parisiens les 11 et 12 juin avant d'entamer une tournée française.
A Bamako, il ouvre en 2001 un club de 200 places dans le quartier Kalaban à l'Est de la ville et lui
donne le nom de Moffou, un instrument de musique un peu oublié, une sorte de flûte percée d'un
seul trou dont il se servait quand il était enfant. "Moffou" est aussi le nom du nouvel album de Salif
qui sort en mars 2002. Alors que "Papa" était résolument tourné vers le rock (présence de Vernon
Reid oblige), celui-ci propose une ambiance plus calme, grâce à des arrangements dépouillés, réa-
lisés par le célèbre guitariste Kante Manfila et l'utilisation d'instruments acoustiques. La musique
sert des textes beaucoup plus positifs qu'ils ne l'étaient par le passé. L'homme a mûri et considère
les évènements de la vie avec plus de recul mais sans se départir toutefois de son esprit critique.
Les mois suivants sont consacrés à une nouvelle tournée. Il se produit ainsi dans differents festi-
vals comme celui des Vieilles Charrues à Carhaix en juillet 2003. Quelques jours après, il donne
une série de concerts aux Etats-Unis dont un à New York le 27 juillet. Ce concert affiche complet
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Les Lauréats du Grand prix du Panafricanisme Catégorie Musique :
et assoit le succès de Salif Keita aux Etats Unis.
L'album "Moffou" est un véritable succès et se vend à plus de 100000 exemplaires en France et
150000 à l'international (principalement en Europe et aux Etats-Unis). Suite à un remix du titre
"Madan" par Martin Solveig, qui fait un tabac dans tous les clubs européens, la production de Salif
Keita décide de lancer un album de remix de "Moffou", en faisant appel à des producteurs élec-
tro proche de l'Afrique. Osunlade, Doctor L. ou Frederic Galliano participent à cet album "Remixes
from Moffou" sorti début 2004 et qui popularise Salif Keita dans les clubs, sur les radios et chez
une jeunesse branchée...
L'année 2004 est assurément vécue comme un tournant dans la vie du musicien. Il décide d'abord
de rentrer définitivement vivre au Mali. Pour fêter son retour au pays, Salif organise du 18 au 21
novembre 2004 trois spectacles géants à Bamako, ainsi qu'une journée de réflexion sur le thème
"Le développement du secteur musical africain et son impact sur la lutte contre la pauvreté, le
Sida et les autres pandémies du continent". Artiste militant, il conjugue fête et réflexion citoyenne,
tout simplement. Une vertu reconnue par les Nations Unies, qui le nomment le 19 novembre Am-
bassadeur des Nations Unies pour le Sport et la Musique. Fin novembre, Salif Keita est le parrain
de la quatrième édition du festival Africa Fête, à Dakar, qui s'articule autour des problématiques
de production phonographique et de piraterie en Afrique. Le 12 décembre 2004, il reçoit en Afrique
du Sud un Kora Award pour l'ensemble de sa très riche carrière.
Une belle fin d'année, qui donne le ton pour l'année suivante...En avril 2005, Salif Keita et Kante
Manfila éditent pour la première fois en France un disque enregistré dans les années 80, à
l'époque des Ambassadeurs...Le succès de ce disque est mitigé, mais qu'importe, les deux amis,
continuent leur fructueux chemin et travaillent ensemble sur le nouvel opus.
Parallèlement, il rénove son studio Wanda et le dote de matériel plus récent. En effet, pour l'al-
bum "Papa", il avait eu la mauvaise surprise de constater à New York que les morceaux enregis-
trés à Bamako étaient inutilisables pour cause de matériel non compatible...
Avec son album "M'Bemba", qui signifie "l'ancêtre", sorti fin octobre 2005, Salif Keita se rap-
proche de l'histoire du Mali et de ses origines princières. Tourné vers la musique mandingue et mé-
tissée, avec notamment des mélodies espagnoles, "M'Bemba", est salué très positivement par la
critique. L'album, entièrement enregistré à Bamako, au studio Wanda, remporte un franc succès
en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis...Parallèlement, Salif Keita et Wanda Productions sou-
tiennent de plus en plus de jeunes artistes du Mali et de la sous-région.
Salif Keita est en tournée en Europe à l'automne. Il se produit au Zénith de Paris le 15 décembre
pour un concert qui rassemble de nombreux musiciens. Puis il retourne au Mali pour les fêtes de
fin d'année. Il donne des concerts du 22 au 31 décembre dans son club Moffou de Kalabancoro.
"Voix d'or de l'Afrique", "Caruso africain", les surnoms ne manquent pas pour qualifier la beauté
de cette voix unique. Salif Keïta est un artiste généreux dont le parcours est marqué par un re-
marquable mélange des genres musicaux qui séduit les publics du monde entier. Sans jamais
perdre de vue ses racines les plus profondes, ce prince mandingue n'a de cesse de construire un
pont entre l'Afrique et le reste du monde, mais aussi entre les différentes cultures africaines.
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Catégorie Musique :
Les Lauréats du Grand prix du Panafric
- Sefyu
S
efyu, de son vrai nom Youssef Soukouna ( son pseudonyme est donc son prénom en ver-
lan), est un rappeur français d'origine sénégalaise né en 1981. Résidant à Aulnay-sous-
Bois ("cité des Emmaüs"), en Seine-Saint-Denis, Sefyu fait carrière dans le milieu du Hip
Hop français au début des années 2000 après avoir tenté une carrière de footballeur.
Sefyu a longtemps joué au haut niveau au poste d'ailier gauche. Il a ainsi foulé les pelouses du
Red Star, et même du prestigieux centre de formation d'Arsenal (Londres). Il joua notamment
avec de grands joueurs tels que : Theo Walcott.
Membre du groupe "NCC" (Natural Court Circuit) et du collectif "G-Huit", il s'est fait connaître en
collaborant avec Rohff sur l'album La Fierté des nôtres, sorti en juin 2004.
Il collabore avec d'autres rappeurs français tels que Moystaff du bengale, Nemesis, Rohff,
Ritmo, ou La K-Bine (pour les albums) mais aussi Passi, Sniper et Daddy Lord C (pour les pres-
tations scéniques). Sefyu a également participé aux Francofolies de La Rochelle en 2001.
Sefyu laisse la parole à des chanteuses de R&B comme dans Un point c'est tout sur son album
« Qui Suis-Je ? », et composé avec l'aide de Zaho, Sana et Mina s'expriment tour à tour pour
dénoncer le manque de respect de certains fils qui ne respectent pas leur mère. Son titre Lettre
du front sur l'album de Kenza Farah fut produit en 2007. Le clip sorti début 2008 le révéla au
public R'n'B de Kenza Farah.
En 2005, il sort son premier CD intitulé « Molotov 4 » et mixé par Kore et Skalp. En avril 2006,
Sefyu sort son premier album avec 18 titres aux textes combatifs, dont La vie qui va avec. Le
style particulier de Sefyu se caractérise par sa voix sombre mais surtout par ses expressions
caractéristiques : "Crrr!", "Senegalo Ruskov (molotov)", "Crouille", "Ta gova".
Une autre caractéristique est de montrer rarement son visage, souvent caché par sa capuche,
son poing, un masque, ou une casquette. Visage qu'il cache par respect pour ceux qui peinent
à se faire connaitre et pour prouver que l'on peut faire de la musique tout en restant dans l'om-
bre, mais aussi par respect pour son père qui refusait de voir son fils rentrer dans le monde du
rap. Depuis, il a gardé cette image de visage masqué. Son dernier album en date, « Suis-je le
gardien de mon frère ? », sorti le 12 mai 2008, s'est classé N°1 du top album avec 16362 exem-
plaires vendus, se plaçant devant Madonna dès sa première semaine, puis sera finalement cer-
tifié disque d'or en seulement 6 semaines
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Les Lauréats du Grand prix du Panafricanisme Catégorie Musique :
- Oumou Sangaré
O
umou Sangaré naît à Bamako le 2 février 1968. Dès l'âge de cinq ans, elle commence à
aguerrir sa voix à l'école maternelle, avec des mélodies de la tradition du Wassoulou, la
région des siens, située au sud du Mali, à 120 km de la capitale. Une région où les règles
de castes, ailleurs en vigueur, n'ont pas cours, où donc l'on peut chanter sans appartenir à un li-
gnage de djeli (griots), personnages clés de la société traditionnelle mandingue, à la fois généa-
logistes, conteurs, historiens et chanteurs de louanges. Oumou Sangaré n'est pas griotte. Quand
elle décide de chanter, cela ne déclenche aucun drame dans la famille. Sa grand-mère était déjà
une interprète adulée. Quant à sa mère, Aminata Diakité, qui lui enseigne le ton juste et l'art du
chant, elle la traîne pendant des années de mariages en baptêmes. Oumou ne perd pas une
miette des chansons qu'elle y entend.
Son premier concert en public est un concours organisé entre différentes écoles maternelles. Ce
jour-là, elle chante devant 3000 personnes à la salle de spectacle du stade omnisports.
Très tôt, elle se met à chanter dans la rue tout en vendant de l'eau, gagnant ici ou là quelques
pièces. Un maigre butin qui lui permet d'aider sa mère, délaissée par son époux, dont les souf-
frances ont nourri plus tard son engagement contre la polygamie et pour la cause des femmes.
Dans les mariages, les baptêmes, où elle commence à chanter, on apprécie de plus en plus sa
voix. Dès lors, elle sait que son chemin n'est pas celui de l'école.
Elle intègre l'Ensemble national du Mali puis, repérée par le vétéran du Super Djata Band, Bamba
Dambele, l'ensemble de percussions Djoliba, avec lequel elle sort pour la première fois du Mali en
1986. De retour au pays, elle recommence à chanter, ici pour des jeunes mariés, là pour célébrer
un baptême, tout en se perfectionnant au répertoire traditionnel du Wassoulou avec Amadou Ba
Guindo.
Puis vient le virage décisif. Un producteur l'embarque avec musiciens et espoirs à Abidjan. "C'était
très dur pour moi de quitter la rue. Le gars qui m'a convaincue de faire un album a mis deux ans
pour me persuader. Il m'a même acheté une voiture!", confie la chanteuse. En une semaine, elle
enregistre au studio JBZ "Moussolou" (Les Femmes) pour le label Syllart. À sa sortie en 1989, un
an après l'enregistrement pour cause de bande égarée, la cassette provoque un véritable raz-de-
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Catégorie Musique :
Les Lauréats du Grand prix du Panafric
marée. Oumou Sangaré devient pratiquement du jour au lendemain une grande star.
Elle chante en wassoulou n'ke, une variante du bambara, ses thèmes de prédilection - exode
rural, respect de la forêt, amour... -, défend la tradition mais, à l'instar de ses aînées, Nahawa
Doumbia ou Coumba Sidibé, s'insurge contre la polygamie, les mariages arrangés et l'exploitation
des femmes. Des femmes qui sont nombreuses à lui écrire, du Mali, de Côte d'Ivoire ou du Bur-
kina Faso, pour l'encourager dans ses prises de position courageuses. Rebelle, Oumou Sangaré?
"Je dis ce que j'ai envie de dire et je fais les choses comme j'ai envie de les faire", nuance la
chanteuse dans un de ces larges et francs sourires qu'elle distribue à tout vent avec une belle gé-
nérosité.
Aujourd'hui, elle a définitivement laissé tomber mariages et baptêmes. Elle ne se produit plus que
dans de vraies salles de concerts et enchaîne les enregistrements : "Moussolou" en 1989; "Ko
Sira" en 1993; "Worotan" en 1996, avec la participation de Pee Wee Ellis, ancien saxophoniste de
James Brown, et Nitin Sawhney. Son quatrième album, "Laban", paru en 2001 uniquement en
cassette en Afrique, se vend à plus de 120.000 copies au Mali. En 2003, paraît "Oumou", un dou-
ble-album regroupant tous ses succès, plus huit inédits dont des titres de "Laban".
Sa carrière internationale, enclenchée en 1992-1993 après sa signature sur le label anglais World
Circuit, n'a cessé de prendre de l'ampleur. Désormais, Oumou Sangaré porte le son du Wassou-
lou jusqu'aux oreilles du Japon, du Canada et des États-Unis, au Maroc (festival d'Essaouira en
2002, l'année où elle ouvre un hôtel à Bamako), devant le public des festivals européens...
Magnifique chanteuse au port de reine, elle reçoit en 2001 le Prix de la musique de l'Unesco /
Conseil International de la Musique, pour sa contribution à "l'enrichissement et au développement
de la musique, ainsi qu'à la cause de la paix, de la compréhension entre les peuples et de la coo-
pération internationale". Attachée à l'identité culturelle de son pays, elle reste toujours sur le qui-
vive et sait prendre le recul nécessaire: "Dans la tradition, il faut faire la part des choses.
Sauvegarder à tout prix les bons côtés et rejeter le reste."
Artiste, personnage public aux prises de position engagées, Oumou Sangaré s'est également
lancé dans le monde des affaires, dans l'hôtellerie, l'agriculture et la vente de voiture.
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- Coumba Gawlo
N
ée le 29 janvier 1972, à Thiès, d'un père compositeur et d'une mère chanteuse de récitals,
Coumba Gawlo Seck se lance dès l'âge de 7 ans sur les traces de sa maman, l'une des plus
belles voix de l'ensemble traditionnel Daniel Sorano, en fredonnant ses chansons. Plus
tard, en 1986, alors qu'elle n'a que 14 ans, elle remporte le trophée "Voix d'Or" avec la chanson
Sowéto, composée par son père, à son intention, en hommage aux victimes de l'apartheid en
Afrique du Sud.
De 1990 à 1995, elle sort son premier album "Saytane" et enregistre "Accident", "Deweneti" puis
"Kor Dior" qui la propulsent sur la scène nationale. Au cours de la prestigieuse soirée "Bidew"
(étoile en wolof), elle remporte les titres de "meilleure chanteuse moderne", "meilleure produc-
tion", "meilleur clip". Son cinquième album "Amine" confirme, en 1997, ses talents avec la chan-
son phare "Bine Bine" (petits colliers de perle que les femmes sénégalaises enroulent autour des
hanches pour plaire aux hommes), un hommage à la beauté et à la sensualité de la femme afri-
caine. En 1998, le titre "Pata Pata", une reprise de la chanson mythique de Myriam Makéba (sur-
nommée Mama Africa), devient le hit de l'été en France. Ainsi, elle enchaîne les succès : deux
disques platines, une tournée triomphale, une nomination en 1999, aux Kora Awards en Afrique
du Sud, meilleure espoir féminin de la musique africaine et meilleure artiste de l'Afrique de l'Ouest
aux Kora Awards 2001 avec son album "Sa Lii Sa Léé", fruit de sa propre inspiration.
Avec une quinzaine de cassettes à son actif, le talent de la belle Coumba Gawlo s'exprime plei-
nement sur scène, au chant mais aussi à la danse : "Quand je suis sur scène je me donne entiè-
rement, je vais vers mon public, je m'amuse avec lui. Je délire parce que je suis sur une autre
planète et c'est l'un des moments les plus importants de ma vie".
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- Patience
Dabany
P
atience Dabany est née le 22 janvier 1945 à Brazzaville, de parents originaires de la province
du Haut-Ogooué (Gabon). Après un passage à l'école des Sœurs de Brazzaville, elle en-
treprend des études de secrétariat. Le 31 octobre 1959, elle épouse Albert Bernard Bongo
et devient Joséphine Bongo.
Ce dernier accède à la fonction de président de la République gabonaise en 1967, faisant de Pa-
tience Dabany, la première dame du pays. En dépit des contraintes protocolaires, elle crée le
groupe d'animation socioculturel Akébé-ville (devenu Kounabeli) et l'orchestre Superstars.
Divorcée de son époux en 1986, elle se lance dans une carrière professionnelle d'artiste et reprend
son nom de jeune fille : Patience Dabany. Auteur d'un mémorable spectacle offert à l'Olympia
Bruno Cocatrix à Paris en 2001, Patience Dabany est l'un des artistes gabonais les plus en vue
au niveau international. Son dernier album, Article 106 a rencontré un vif succès.
Produit par le célèbre producteur Camerounais, Edgar Yonkeu , avec la participation de Jacob
Desvarieux, Guy Nsangué, les violons de l'Opéra de Paris, son dernier Opus connaît depuis sa
sortie officielle, un vibrant succès.
Dans un avion affrêté aux couleurs de Zain pour transporter son équipe et le matériel, la Diva en-
treprend une grande tournée nationale, avec la présence du groupe Kounabeli.
Pour chacune de ses étapes, la Mama a prévu de visiter l'agence Zain de la région, remettre des
dons aux enfants de la ville en compagnie du chef d'agence Zain et visiter les maternités, les Hô-
pitaux et les écoles.
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