Partager l'article ! En 2008, l’internet mobile passe au off ! (part 1): Le off portal sur le mobile c'est l'équivalent du web sur un ordinateur. En 2008 ...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Le off portal sur le mobile c'est l'équivalent du web sur un ordinateur.
En 2008, il devrait enfin se généraliser et permettre l'essor de l'internet-mobile/" target="_blank" class="tag_auto">Internet mobile en France.
Si comme moi vous faites partie des 13 à 15 millions de français qui se connectent régulièrement à l'Internet mobile en 2007, vous n'avez quasiment pas d'autres choix que de vous connecter au site portail mobile de votre opérateur (page de démarrage par défaut du web mobile de la plupart des terminaux français) ou sur un site d'éditeur tiers situé sur Gallery, un espace clos, géré et contrôlé par les 3 opérateurs français historiques.
La donne va changer en 2008 ! au delà des portails opérateurs et de Gallery qui trustent aujourd'hui la quasi intégralité du trafic mobile français (soit environ 85 %), il existe un espace web mobile ouvert : le off portal (ou off portail) ou chacun peut librement créer un site mobile.
Comme son grand frère, le web, ce nouvel espace mobile pourrait bien devenir très vite le futur eldorado des médias et des annonceurs qui vont à compter de 2008 venir y déployer une multitude de sites adaptés au mobile afin d'y jouer une part croissante de leur stratégie numérique et cross-média.
Pour bien comprendre cette mutation, rappelons les grandes étapes de l'évolution de l'internet mobile français entre 2000 et 2007.
Depuis la naissance du wap au début des années 2000, l'internet mobile français a toujours été contrôlé par les 3 opérateurs principaux. En subventionnant largement les terminaux en France et en les proposant à quelques euros seulement contre un abonnement mobile forfaitaire d'au moins 12 mois, les opérateurs disposent historiquement du contrôle de la très stratégique page d'accès à l'internet mobile. En maîtrisant cette page, ils drainent l'essentiel du trafic mobile naissant sur leur portail. Ils y proposent alors une multitude de services premium qu'ils contrôlent ou coéditent avec des éditeurs spécialisés (services payants de personnalisation des sonneries, téléchargement de logos, de jeux, chat premium, services d'astrologie.. . jusqu'aux sites de charmes payants qui ont fait leur apparition assez récemment). Comme pour le minitel et les services audiotel d'où on a repris le modèle économique du Kiosque, les opérateurs disposent du contrôle de la facturation (billing) permettant un paiement décalé via la facture téléphonique mensuelle et ainsi une modération très relative des services mobiles consommés.
Rien de très surprenant à tout cela : les investissements à financer ont été colossaux (notamment les réseaux et les licences 3G qu'il a fallu acquérir à prix d'or entre 2000 et 2002). Les opérateurs ont donc cherché logiquement à retrouver leurs mises en capitalisant sur le trafic mobile et en développant l'Arpu (revenu moyen par abonné). Pour cela, il était fondamental de garder les consommateurs captifs sur des espaces « walled garden ». Dans cette logique jusqu'en 2007, le surf sur mobile est doublement payant : le trafic occasionné d'abord via une facturation à la data ou à la durée et non compris dans le forfait dédié aux seuls appels téléphoniques. Le contenu ensuite, car la plupart des contenus et des services présents sur les portails des opérateurs ou sur i-mode chez Bouygues Télécom sont payants soit à l'acte soit sous forme d'abonnement. C'est le cas des services de download de sonneries ou de jeux mais aussi de sites d'information et de services développés sous contrôle des opérateurs par les grands éditeurs du web (actu, sport, météo, trafic, bourse...).
Bien que pour la plupart gratuits sur le web, ces sites mobiles sont devenus payants sur le mobile. Ils ont ainsi pris place sur Gallery ou sur i-mode moyennant un reversement d'une partie du chiffre d'affaires par leurs services aux opérateurs.
Contre la promesse de devenir visible en profitant du trafic généré par les abonnés des opérateurs, les éditeurs désireux de tenter l'aventure mobile sont soumis sur Gallery ou i-mode à différentes contraintes : ils sont sélectionnés par les opérateurs, y paient leur présence et doivent se conformer à toute une série de règles (contrat volumineux à signer par opérateur, nombreux tests techniques à franchir, délais de mise en ligne assez longs) destinées en principe à garantir la qualité des sites mobiles proposés.
Cette logique de contrôle des éditeurs et surtout le coût des services proposés, difficile à appréhender par le consommateur final car opaque, a freiné le développement de l'usage global de l'internet mobile jusqu'en 2005. Seul le marché très lucratif de la personnalisation du mobile (et notamment les sonneries) a explosé pendant cette période touchant notamment un public jeune et prêt à dépenser souvent sans compter pour quelques secondes de musique via le billing opérateur. A suivre...
Brice Nadin (10 janvier 2008)
A suivre prochainement sur le Post.fr....
partie 2 : 2005 : vers la démocratisation de l'usage de l'internet mobile
Derniers Commentaires